Disparition d’une figure emblématique de Pornichet

Mme Annick DENÉCHAUD, Chevalier dans l’Ordre National du Mérite, élue conseillère municipale de la Ville de Pornichet au cours de 4 mandats (1983-1995, 1995-2001, 2001-2007, 2007-2014), membre de notre délégation Atlantique du Club Nouveau Siècle, élue membre du comité national et du comité de la 7ème circonscription LR, est décédée subitement mercredi 3 octobre 2018 en dépit de son combat tenace contre la maladie.


Mme Annick DENÉCHAUD était très investie dans la vie associative locale : Association des anciens combattants (UNC), de jumelage (Amicale Pornichet Bexbach, Pornichet San Vicente), associations culturelles (ECLAT, Les Sirènes du Patrimoine), Association Loire et Vilaine, Union Européenne Féminine (UFE).
Mme Annick DENÉCHAUD était également auditeur libre de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN) de la Région des Pays de la Loire.

Dans le cadre du temps périscolaire des enfants, Mme DENÉCHAUD assurait des cours présentant d’une part, la guerre 1914-1918, dans le cadre du centenaire de la 1ère guerre mondiale. Et d’autre part, la Fondation de l’Europe sur le plan institutionnel aux enfants de niveaux CE2, CM1, CM2 de l’école Saint Germaine à Pornichet.

La cérémonie des obsèques aura lieu MARDI 9 OCTOBRE à 14h30 en l’église Saint Sébastien à Pornichet.

Ni socialisme d’Etat, ni ultra-libéralisme : si on essayait le gaullisme ?

Par Frédéric Saint Clair Mis à jour le 16/07/2014 à 11:13 Publié le 15/07/2014 à 19:29

Le Général de Gaulle, Président de la République lors d’une conference de presse, le 27 novembre 1967 — The French President Charles de Gaulle, during a press conference on october 28, 1967


Source FIGAROVOX/TRIBUNE www.LeFigaro.fr Frédéric Saint-Clair répond à notre chroniqueur Gaspard Koenig qui conseillait à Arnaud Montebourg de relire Hayek. Il existe pourtant une troisième voie «néo-keynesienne» entre le dirigisme et le capitalisme débridé.

Frédéric Saint Clair est mathématicien et économiste de formation. Il a été chargé de Mission auprès du Premier ministre pour la communication politique (2005-2007). Il est aujourd’hui Consultant Free Lance.

Cet article est une réponse à un article de Gaspard Koenig intitulé Arnaud Montebourg: le «retour de l’Etat» ou la route de la servitude

Le discours d’Arnaud Montebourg a pu, à juste titre, soulever bien des objections, prêter le flanc à bien des critiques. Cependant, analyser le positionnement d’Arnaud Montebourg en invoquant La Route de la Servitude de Friedrich Hayek soulève autant d’objections et prête le flanc à autant de critiques. La première d’entre elles, sous forme de question, s’impose de façon immédiate: pourquoi choisir Hayek comme juge? Hayek n’est pas seulement «le grand maître de l’économie autrichienne et le gourou du libéralisme» comme présenté par Gaspard Koenig, il est également un pilier du libertarianisme, c’est-à-dire d’un «anarchisme libéral», dont il a développé la dimension économique.

L’ultra-libéralisme prôné par Hayek a conduit, entre autres, à la crise asiatique de la fin des années 90, à la crise argentine quelques années plus tard, à celle que nous avons connue suite à l’explosion de la bulle spéculative des « technologiques » en 2000, et, last but not least, à la crise des subprimes de 2008

L’ultra-libéralisme prôné par Hayek a conduit, entre autres, à la crise asiatique de la fin des années 90, à la crise argentine quelques années plus tard, à celle que nous avons connue suite à l’explosion de la bulle spéculative des «technologiques» en 2000, et, last but not least, à la crise des subprimes de 2008 qui a, entre autres, mis parterre la politique engagée par le gouvernement de droite de l’époque, l’obligeant à répondre en priorité aux conséquences de l’impact de la crise financière sur la sphère économique réelle. La structure juridique héritée de l’ultra-libéralisme qui a autorisé les banquiers américains à proposer des prêts à taux variables à des populations pauvres et non initiées, en leur promettant la prospérité sans mentionner les risques encourus, est une conséquence de la pensée hayekienne. La capacité des Hedge Funds à découper les actifs toxiques pour les mixer à d’autres types d’actifs et à les diffuser sur l’ensemble de la planète, créant ainsi une crise mondiale et un nœud inextricable, sans qu’aucune forme de régulation ne vienne y mettre un terme est également héritière du positionnement idéologique de Friedrich Hayek. Comment croire, dès lors, que cette position soit raisonnable pour critiquer les modèles keynésiens qui ont assuré la prospérité de l’Europe durant les trente glorieuses?

La tentative d’Hayek pour montrer que l’intervention de l’Etat conduit obligatoirement au totalitarisme pouvait avoir, au moment où l’ouvrage est paru, un effet séducteur sur des populations effrayées, à juste titre, par la réalité totalitaire du régime soviétique, mais la comparaison avec la politique proposée par Arnaud Montebourg est hors de propos. Un petit retour vers Keynes s’impose: Tout d’abord, il n’est peut-être pas inutile d’affirmer que keynésianisme ne saurait rimer intégralement avec interventionnisme étatique. En effet, le keynésianisme n’était pas sitôt né que déjà John Hicks, initialement proche de Hayek puis s’étant par la suite rapproché de Keynes, faisait paraître une proposition d’interprétation de celui-ci – intitulée «M. Keynes et les classiques» – base d’un néo-keynésianisme à mi-chemin entre la position libérale classique et la position keynésienne. Ensuite, il peut être également utile de rappeler que les politiques économiques mises en place en France depuis la seconde guerre mondiale ont davantage eu à voir avec la position néo-keynésienne qu’avec le «planisme» dénoncé par Hayek.

« Le capitalisme n’est pas acceptable dans ses conséquences sociales. Il écrase les plus humbles. Il transforme l’homme en un loup pour l’homme. Le collectivisme n’est pas davantage acceptable: il ôte aux gens le goût de se battre; il en fait des moutons. Il faut trouver une troisième voie. » De Gaulle

Et pourtant, on ne saurait reprocher entièrement à Gaspard Koenig sa critique du discours prononcé par le ministre du redressement productif, ni sa volonté de prendre un point de vue libéral pour s’opposer à lui. Le point de vue hayekien était peut-être trop extrême, mais il laisse poindre une volonté de mettre un frein à l’omniprésence de l’Etat dans le discours socialiste. Le socialisme d’Etat à la française a vécu, il est inopérant et sans avenir. Sur ce point, difficile en effet de ne pas s’entendre. Mais pourquoi aller chercher Hayek, le fondateur de la cinquième République n’aurait-il pas été plus profitable? Alain Peyrefitte notait ces propos merveilleusement lucides du Général dans son célèbre C’était De Gaulle : «Le capitalisme n’est pas acceptable dans ses conséquences sociales. Il écrase les plus humbles. Il transforme l’homme en un loup pour l’homme. Le collectivisme n’est pas davantage acceptable: il ôte aux gens le goût de se battre; il en fait des moutons. Il faut trouver une troisième voie.» Si la droite française aujourd’hui entend renouer avec une pensée économique à la fois juste et efficiente, critique d’un socialisme à bout de souffle mais également d’un libéralisme destructeur, c’est peut-être dans cette position équilibrée qui était celle de De Gaulle qu’elle devrait s’inscrire, dans l’esprit du «juste milieu» évoqué par Aristote, «intermédiaire entre l’excès et le défaut». Loin des présupposés du libéralisme et de ceux de l’étatisme, le contrat social de Rousseau mesurait déjà la nécessité à la fois de protéger la personne et les biens des citoyens, et de faire en sorte que chaque citoyen «reste aussi libre qu’auparavant». C’est sur cette base que notre système politique s’est construit, et c’est peut-être également sur cette base que nous devrions nous positionner pour critiquer la conception socialiste contemporaine de l’Etat et du politique et proposer, non pas une suppression quasi-intégrale de l’Etat et du politique, comme Hayek l’entendait, mais une redéfinition du politique et de l’Etat, comme, par exemple, Rousseau l’entendait, et comme De Gaulle l’avait anticipée.

Frédéric Saint Clair

Où en est L’État de droit fin 2017?


Par Bruno Cressard, avocat à la Cour d’Appel de Rennes, ancien Bâtonnier.

POINT DE VUE
Tribune publiée par le Journal Ouest-France le 30/12/2017

Où en est L’État de droit fin 2017?

Inspirée par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et théorisée à la fin du XIXe siècle, la notion d’État de droit implique la primauté du droit sur le pouvoir politique, l’obéissance à la loi par tous et le respect de la Constitution par la loi.

Enrichi dans le courant du XXe siècle par le respect des libertés fondamentales, l’État de droit avait vocation dans les années 1990 à devenir une sorte de standard universel après la chute du communisme, et avec l’avènement de nombreux pays à la démocratie.

Au début du XXIe siècle, le côté tragique de l’Histoire est réapparu, avec l’irruption du terrorisme islamiste et le retour de nombreux pays à un obscurantisme hors d’âge.

L’État de droit est aujourd’hui remis en cause à travers le monde par la volonté d’étendre l’application de la charia dans des régions d’Afrique, du Moyen Orient ou d’Asie. Dans le même temps, des initiatives politiques prises dans des pays plus proches de nous, voire chez nous, y portent également atteinte.

Cela est notamment le cas en Pologne, dont le Président a promulgué le 20 décembre deux lois qui confèrent au pouvoir politique le contrôle du système judiciaire.

La réaction de l’Union Européenne a été immédiate et au regard « du risque clair d’une violation grave de l’État de droit en Pologne » : la première étape de l’article 7 du traité de l’Union, qui peut aboutir à la perte de leur droit de vote pour les pays ne respectant pas les critères de l’État de droit, a été engagée.

Le risque d’un despotisme doux

Cette procédure inédite en Europe peut devenir une arme plus régulièrement utilisée, la Hongrie et la Roumanie entendant également mettre en œuvre des réformes portant atteinte à l’indépendance de la justice, élément essentiel d’un État de droit. Quant à la nomination récente en Autriche de ministres issus de l’extrême droite à des fonctions régaliennes et en particulier au ministère de l’Intérieur, elle fait craindre les pires dérives.

Aux États-Unis, c’est l’indépendance de la justice américaine qui a permis d’éviter jusqu’ici l’entrée en vigueur de certains décrets pris par le président Trump dont le « travel ban ». Quant à la Chine et la Russie, ce ne sont pas des États de droit.

En France, la loi antiterroriste entrée en vigueur le 1er novembre dernier a donné lieu à de vives critiques. Une juriste reconnue, Mme Delmas Marty, soutient qu’en donnant plus de pouvoir aux autorités administratives et moins aux juges, cette loi contient en elle un risque de despotisme doux et fait passer de l’État de droit à l’état de surveillance.

Il appartiendra au Conseil Constitutionnel de dire si cette loi est conforme à la Constitution.

Dans un domaine moins tragique, mais tout aussi important dans le principe, les semaines à venir seront déterminantes pour apprécier, à travers une illustration concrète, la volonté du gouvernement français de faire respecter l’État de droit.

Quelle que soit l’option retenue concernant l’emplacement de l’aéroport, la reconquête de la zone de non droit qui existe sur le territoire de l’emprise de l’aéroport prévu à Notre-Dame-des-Landes sera le signe d’un retour à l’État de droit.

En annonçant la décision de l’Union Européenne à l’encontre de la Pologne, son vice-président précisait qu’elle avait été prise « le cœur lourd », mais ajoutait qu’elle était inévitable car « il s’agit de qui nous sommes ». On ne saurait mieux dire.

Bruno Cressard, avocat à la Cour d’Appel de Rennes, ancien Bâtonnier.
Source Journal Ouest France du 30 décembre 2017 POINT DE VUE. Où en est l’État de droit en 2017 ?

La Droite, la Gauche et le Gaullisme par Alain TERRENOIRE

A l’occasion des élections du prochain président du parti Les Républicains et avec une insistance répétitive, certains de ses membres voudraient réduire ce mouvement politique à la représentation d’une seule fraction du peuple français, celle qui se réclame de la Droite.

En même temps, nombre d’entre eux se prétendent les héritiers du Gaullisme. Pourtant, le plus authentique des Gaullistes, sinon le seul, n’a-t-il pas déclaré le 15 décembre 1965: « ce n’est pas la Droite, la France, ce n’est pas la Gauche, la France »?. Pour nourrir cette appartenance à la Droite, à ses valeurs et à sa tradition, les mêmes s’illustrent à travers leurs discours comme les défenseurs d’une identité française mise à mal par « des élites mondialisées » et par ce qu’ils décrivent comme un envahissement progressif par une immigration ethnico-religieuse.

Certes, un tri bien plus efficace entre les demandeurs d’un asile justifié et l’immigration économique aurait du être entrepris depuis longtemps, en intégrant, dès l’école, ceux qui s’installaient dans notre pays pour qu’ils deviennent des Français à part entière. Et cela d’autant plus que la persistance d’un chômage massif a considérablement réduit les besoins en main d’œuvre non qualifiée et que le renouvellement démographique est en France plus favorable que dans les autres pays de l’Union Européenne.

Au nom d’une souveraineté française qui serait « bafouée », ces néo-gaullistes autoproclamés y ajoutent bien souvent des critiques sur l’engagement européen de la France.

Curieusement, ce sont souvent les mêmes qui se sont réjouis du retour de notre pays sous la tutelle américaine, lors de sa réintégration dans l’organisation militaire de l’OTAN.

En réalité, si le Gaullisme, qui a pris sa source dans « une certaine idée de la France », a encore un sens, quarante sept ans après la mort de son inspirateur, ce ne pourrait-être que par son universalité intemporelle. Et pour éclairer cette dernière formule, il nous suffit de faire référence aux discours, écrits et actes fondateurs du Gaullisme.

Lorsque entre les deux guerres mondiales, de Gaulle préconise une « armée de métier » et non plus « l’armée du peuple » en vigueur depuis la Révolution, il alerte les responsables politiques et militaires sur la résurgence des menaces s’annonçant Outre-Rhin. Mais, c’est à « l’aube », le journal de la démocratie sociale d’inspiration Chrétienne et pro-européen, qu’il confia ses articles, un des rares journaux à avoir dénoncé les Accords de Munich.

Qui pourrait prétendre que l’Appel du 18 juin 1940 fut celui d’un nationaliste exacerbé, puisque la plupart d’entre eux se réfugièrent derrière la frêle silhouette, supposée rassurante, d’un vieux Maréchal, où ils furent accompagnés par la majorité des parlementaires de Gauche du Front Populaire?

C’est donc rappeler qu’en cette douloureuse période, Gauche et Droite ne furent pas rapidement au rendez-vous de l’Histoire. Et nombreuses furent les personnalités de ces deux bords, en s’affichant à Vichy aux côtés de Pétain, à devenir des zélateurs, et même pour certains, des acteurs de la collaboration avec l’occupant.

Dans la Résistance, ultra minoritaire, qui s’opposa à l’occupation nazie, ce sont des hommes et des femmes de tous horizons politiques qui s’engagèrent pour cette cause, dans l’esprit du beau poème d’Aragon, la Rose et le Réséda de mars 1943 : « celui qui croyait au Ciel et celui qui n’y croyait pas ».

Puis ce furent les mêmes, toutes tendances confondues, qui approuvèrent, en mars 1944, sous l’autorité du Général de Gaulle, le programme du Conseil National de la Résistance.

Et pour symboliser ce rassemblement national à la Libération, le Chef de la France Libre constitua son premier gouvernement avec des ministres, allant de l’extrême Gauche à la Droite.

Admettons, néanmoins, que les circonstances exceptionnelles l’y incitaient.

Réunir les Français dans un même mouvement était aussi l’objectif fixé par de Gaulle en 1947 en fondant le Rassemblement du Peuple Français, qui se composa d’adhérents issus de tous les horizons politiques, comme : « le métro à six heures du soir », selon la formule d’André Malraux.

Et il y réussit, au moins au début, puisque l’on vit s’y côtoyer aussi bien des socialistes, des radicaux, des démocrates Chrétiens que des libéraux de Droite… et même des royalistes.

Après l’échec du RPF, durant les années de sa « traversée du désert », de Gaulle intervint peu publiquement. Néanmoins, il ne manqua pas de faire savoir à Pierre Mendès-France son soutien compréhensif, pendant sa brève période à la tête du gouvernement.

C’est aussi pendant ces quelques années qui précédèrent son retour au pouvoir qu’il fit connaître à ses visiteurs sa vision de l’empire français qui, selon lui, devait évoluer avec son époque, et donc se décoloniser.

A la différence des partis de Gauche comme de Droite qui s’étaient succédés au pouvoir et qui avaient tenté de maintenir, par des moyens militaires, une Algérie française, de Gaulle eut, dès l’été 1958, une approche réaliste et pragmatique du problème algérien. Ce fut donc de Gaulle qui prit l’initiative et les dispositions pour accorder
l’indépendance à l’Algérie. Et pour y parvenir il dut, au péril de sa vie, affronter les extrémistes des deux bords.

Certains le lui reprochent encore. Mais, paradoxalement, ce sont aussi, pour la plupart, les mêmes qui dénoncent aujourd’hui la présence en France de trop nombreux Français d’origine Maghrébine.

Parmi bien d’autres interventions, à Brazzaville en 1944, à Phnom Penh en 1966 et en 1967 sur le conflit Israélo-Palestinien, le patriote exemplaire que fut de Gaulle ne s’est jamais exprimé comme un conservateur ou comme un nationaliste, mais au contraire il a toujours fait preuve d’une vision pragmatique et progressiste du monde.

De même, sans nullement ignorer les aspects totalitaires de l’URSS, qu’il persistait à appeler la Russie, il noua avec ce pays, dès la Libération, des relations qu’il renouvela lors de son retour au pouvoir. Comme ce fut avec une totale détermination que de Gaulle se déclara pleinement solidaire de nos alliés Américains, lors des crises majeures de Berlin et de Cuba.

Par ailleurs, les institutions de la Ve République, voulues par de Gaulle, sont elles d’inspiration de Droite ou de Gauche ? Certes, elles furent véhémentement dénoncées par François Mitterrand en 1964 dans son livre Le coup d’Etat permanent, comme ayant mis en place un « pouvoir personnel ».

Mais, après quatorze années passées à l’Elysée, ce dernier fut considéré comme celui qui avait le plus utilisé à son profit la plénitude des pouvoirs de la fonction. N’est-il pas, aussi, celui qui par deux fois a préféré rester dans la place, malgré les désaveux électoraux qu’il a subis en 1986 et en 1993?

De Gaulle, en revanche, ébranlé par « la chienlit » des évènements de 1968 et malgré un éclatant succès aux législatives qui suivirent, ne manqua pas, à travers le référendum de 1969, de demander aux Français de confirmer la légitimité de son pouvoir. Dès l’annonce de leur réponse négative, le Chef de l’Etat en tira la conclusion que l’on sait. Comment pourrait-on être plus démocrate et respectueux de la volonté du suffrage universel qu’il le fut?

Traitée d’« homme malade de l’Europe », la France de la IVe République s’apprêtait, au printemps 1958, à demander à ses cinq partenaires européens de ne pas respecter les contraintes du Traité de Rome.

Avec une politique volontariste sur le plan économique qui donna du tonus aux entreprises et la crédibilité extérieure à notre pays, et en s’appuyant sur l’ancien projet du RPF d’association capital travail, lui même issu de la création des comités d’entreprises à la Libération, de Gaulle commença à mettre en œuvre l’intéressement et son projet de participation.

Pour ce dernier, ce projet devait conduire notre pays à transformer la condition des salariés, en leur donnant la possibilité de participer aux orientations et aux décisions entrepreneuriales et sociales dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Craignant que la participation ne bouscule l’ordre établi dans le monde du travail et n’y réduise le rôle du patronat et des actionnaires, la Droite ne lui donna pas suffisamment l’élan et les moyens nécessaires.

Quant à la Gauche, elle fut elle même frileuse et réservée à l’égard de la participation. Il est vrai que sur ce thème, elle a du faire face à une opposition, plus ou moins déclarée, de la plupart des syndicats.

Alors, aujourd’hui, se déclarer Gaulliste est-ce prétendre se situer à Droite, se vouloir de Gauche, ou est-ce, tout simplement, se mettre au service d’une certaine idée de la France?

C’est pourquoi, si souvent déçu et parfois même furieux, néanmoins militant depuis l’âge de dix huit ans dans les mouvements successifs qui se sont référés à la pensée Gaulliste, je suggère à ceux qui s’en réclament au sein du parti Les Républicains de s’inspirer de la même interview de 1965, au cours de laquelle de Gaulle ajoutait : « Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est une erreur nationale impardonnable ».

Alain Terrenoire, Président de l’Union des Anciens Députés Gaullistes

Vice-président du club Nouveau siècle

Vous pouvez accéder à l’intégralité du PV de la 17ème Assemblée Générale du Nouveau Siècle du 25 novembre 2017 sur lien suivant.

Il intègre notamment la tribune libre d’Alain Terrenoire intitulée « la Droite, la Gauche et le Gaullisme », le débat qui s’en est suivi sur le thème à l’ordre du jour de « Demain le club Nouveau Siècle » et le communiqué de presse de synthèse de ce Conseil national.

L’actionnariat salarié s’invite dans la campagne électorale

Article de presse Source Les Echos par Pierrick Fay le 28 mars 2017

Les actionnaires salariés veulent peser dans la campagne et ils ont écrit aux candidats à la présidentielle.
La fiscalité mais aussi la gouvernance restent au cœur de leurs préoccupations.

« Engagez-vous à promouvoir le cercle vertueux de l’actionnariat salarié. » Philippe Lépinay, président de la Fédération française des associations d’actionnaires salariés et anciens salariés (FAS), a repris son bâton de pèlerin à moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle. Il y a six mois, il avait déjà écrit aux candidats concernés par les primaires et cette fois-ci il récidive via une lettre ouverte, en rappelant que l’actionnariat salarié « est au coeur des enjeux sur la compétitivité, le dynamisme de l’entreprise, le renforcement des capacités d’investissement et l’implication des salarié, […] clefs d’une relance de la croissance française qui profite à l’ensemble du corps économique et social du pays ».

Dans cette lettre, le président de la FAS rappelle longuement les bienfaits de l’actionnariat salarié pour les entreprises et les avantages pour les salariés, notamment comme facteur de cohésion sociale.

Ces deux dernières années, Philippe Lépinay a le sentiment d’avoir été un peu mieux entendu par les institutions. « La FAS a été souvent sollicitée pour aborder ces questions, mais on a senti qu’il fallait remettre un peu d’essence dans le moteur » à l’approche des élections. Pour l’heure, sur les six courriers envoyés aux principaux candidats, il n’a reçu que deux réponses détaillées, de la part de François Fillon et de Nicolas Dupont-Aignan.

Mais si la FAS, qui représente « les intérêts de près de 3,5 millions de porteurs d’actions de leur entreprise », a décidé de prendre la plume, c’est avant tout parce que l’alourdissement du régime fiscal depuis 2012 commence à mettre à mal le modèle français de l’actionnariat salarié. Elle recommande donc de « ramener à 8 % maximum (contre 20 %) le forfait social sur l’abondement de l’épargne investie par les salariés en actions de leur entreprise ». La FAS propose aussi d’assortir un avantage fiscal aux entreprises dont plus de 10 % du capital est détenu par les salariés. « Un désengagement de l’Etat du capital des entreprises au bénéfice de leurs salariés ouvrirait la voie et ­permettrait de faire un progrès considérable vers cet objectif de 10 % », écrit la FAS. Elle insiste aussi sur l’importance de l’actionnariat salarié dans la gouvernance des entreprises, notamment en leur ouvrant la porte des conseils d’administration. « Partout où l’actionnariat salarié est impliqué, en parallèle des syndicats, il y a une meilleure valeur ajoutée. Aujourd’hui, créer de la valeur ajoutée et mieux la partager est quelque chose que l’on doit défendre », estime Philippe Lépinay.
Epargne salariale : des encours en hausse

Cette lettre est publiée alors que s’ouvre jusqu’au 31 mars la semaine de l’épargne salariale, à l’initiative de l’Autorité des marchés financiers, du Trésor, de l’Association française de la gestion financière (AFG) et de la Direction générale du travail. Un site Internet dédié, à vertu péda­gogique, a été créé à l’occasion : www.epargnesalariale-france.fr. Selon l’enquête annuelle de l’AFG, à fin 2016, les encours d’épargne salariale se sont établis à 122,5 milliards d’euros (+4,3 % en un an), un record, les fonds d’actionnariat salarié représentant environ 38 % du total, à 47,2 milliards d’euros. Selon l’AFG, le nombre d’entreprises équipées d’un plan d’épargne salariale a augmenté de 3 % en un an, à 305.000, dont 300.000 PME de moins de 250 salariés.
P. Fay, Les Echos

Le projet d’alternance des Républicains pour 2017

Conseil National du 2 juillet 2016
Notre délégation Atlantique s’est rendue au Conseil National des Républicains présidé par Nicolas Sarkozy, samedi 2 juillet 2016 à la Maison de la Mutualité à Paris, où le projet d’alternance des Républicains nous a été présenté.

L’unité de notre famille politique
Le Président des Républicains a mentionné : « Chacun devra donner le meilleur de lui-même mais je mets une limite à cette concurrence : l’unité de notre famille politique. » « Les attaques entre nous sont inacceptables. On peut défendre sa candidature sans attaquer les autres ! ».

Retrouver les temps forts de cette journée ainsi que la synthèse et l’intégralité du projet des Républicains pour 2017, ci-dessous :

L’intervention de Gérard Larcher, Président du Sénat :

Le discours de François Fillon :

Le discours de Nicolas Sarkozy :

Le point de vue d’Alain Juppé “évidemment pas” engagé par le programme des Républicains

La position de Bruno Le Maire

le maire

Le projet d’alternance des Républicains qui a été approuvé par les membres présents du Conseil National :
La synthèse du projet (48 pages)

L’intégralité du projet d’alternance (369 pages)

Conseil National du 25 juin 2016

Conseil national du samedi 25 juin 2016
en salle de presse « des Républicains » 238, rue de Vaugirard – 75018-Paris
Avec, hors les questions d’actualité, à l’ordre du jour deux conférences-débats de:
1) Général (2s) Bruno Lassalle « Adaptation des armées face à la nouvelle menace terroriste »
2) S.E. Bernard Dorin, Ambassadeur de France « Au service de De Gaulle ».

Contribution de notre délégation Atlantique versée au Conseil National

Annick Dénéchaud, chevalier dans l’Ordre national du mérite

Ouest-France Annick Dénéchaud chevalier dans l'Ordre National du mérite Article Ouest-France Pornichet publié le 6 avril 2016

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Annick Dénéchaud a reçu, ce samedi 2 avril, l’insigne de l’Ordre national du mérite, des mains de Chantal Didier, présidente de la section de Loire-Atlantique de l’Ordre national du mérite. |

Secrétaire, puis assistante maternelle jusqu’en 2013, Annick Dénéchaud est élue conseillère municipale en 1989. Elle est aussi auteure d’une bande dessinée, Nous aussi, osons dire Non.

Ce samedi 2 avril la salle du conseil accueille 90 invités, pour la cérémonie de remise de l’insigne de Chevalier dans l’Ordre National du mérite, à Annick Dénéchaud.

Chantal Didier, présidente de la section de Loire-Atlantique de l’Ordre national du mérite, en tant que marraine, a rappelé le parcours honorable de la récipiendaire avant de lui remettre cette distinction, créée par le Général de Gaulle, alors président de la République, le 3 décembre 1963 et récompense tous les hommes et les femmes dont l’existence personnelle, familiale, professionnelle ou sociale fut guidée par le souci constant d’être au service des membres de la communauté humaine.

« Au regard de la lecture du CV d’Annick Dénéchaud, je crois pouvoir dire que vous répondez pleinement à ces objectifs, notamment celui qui est de servir, en, apportant vos compétences aux services de nos concitoyens, et de participer au devoir de mémoire ».

Une bande dessinée contre les addictions

Née à Andard (Maine-et-Loire) en 1948, Annick Dénéchaud a fait une carrière professionnelle en tant que secrétaire, puis assistante maternelle jusqu’en 2013. Parallèlement, Annick Dénéchaud est élue conseillère municipale en 1989 : « Compte tenu de vos compétences et de votre dévouement, vos mandats d’élue ont été renouvelés 4 fois. Dans le cadre du conseil municipal des jeunes, entre 1989 et 1995, vous êtes l’auteure d’une bande dessinée Nous aussi, osons dire Non, pour lutter contre les drogues et les addictions. Ce travail, tiré à 11 000 exemplaires a été diffusé sur le plan national avec le concours de la caisse primaire d’assurance-maladie de Saint-Nazaire, parrainé par Simone Veil alors ministre de la santé et par la fondation toxicomanie et prévention jeunesse ».

De 1997 à 2008, Annick Dénéchaud s’investit dans les jumelages Pornichet Bexbach et Pornichet San Vicente. Depuis 2008, dans le cadre de ses fonctions « correspondante défense », la récipiendaire est en charge des cérémonies commémoratives et propose expositions et conférences en lien avec les guerres. Chantal Didier, ajoute que Mme Dénéchaud est également vice-présidente internationale de la commission réfugiés-migrants et démographie de l’Union Européenne Féminine (UEF) et présidente régionale Pays-de-Loire, ainsi que vice-présidente et trésorière du Centre d’information des droits de la femme et famille de Nantes. Annick Dénéchaud a ensuite exprimé sa joie et sa volonté de poursuivre ses interventions de respect, tolérance et bienveillance.

Mme Annick Denéchaud, Chevalier de l’Ordre National du Mérite

Annick DENECHAUDNous avons l’honneur de compter parmi nous, un nouveau chevalier de l’Ordre National du Mérite en la personne de Madame Annick DENÉCHAUD, distinguée à l’occasion de la promotion du 20 novembre 2015 par décret présidentiel, pour l’ensemble de son parcours à la fois professionnel et en tant qu’élue lors de quatre mandats au Conseil Municipal de Pornichet.

Il faut ajouter à cela, sa participation au Centre d’Information sur les Droits des femmes et des Familles (CDIFF) et à l’Union Européenne Féminine (UEF).

Participante aux travaux de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN), Annick DENÉCHAUD, membre de l’Union Nationale des Combattants (UNC) de Pornichet, contribue au devoir de mémoire auprès des élèves des écoles lors des temps périscolaires éducatifs (TPE).

Son activité actuelle est orientée principalement sur la mémoire des évènements qui ont émaillé la guerre de 1914-1918 dans notre commune, en y faisant participer les enseignants et les enfants.

D’autre part, Mme Annick DENÉCHAUD, au cours de ce même temps périscolaire, aide les jeunes élèves à comprendre l’histoire et l’organisation de l’Union Européenne avec le concours des documents fournis par la Maison de l’Europe.

Ces différents enseignements suscitent une grande curiosité par les enfants qui suivent, nombreux, ses interventions.

Xavier Bertrand : “J’ai décidé ne pas être candidat à la primaire” le 14 déc. 2015


On l’a vu grave, en colère, ému, Xavier Bertrand après son élection à la tête de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Ce lundi 14 décembre, il était invité sur le plateau de France 2.

Pourquoi cette émotion ? “Cette campagne que j’ai menée pendant un an, je l’ai prise comme un coup de poing en pleine figure. Et c’est vrai que cela changera à jamais ma manière de faire de la politique. Je vais quitter mes fonctions de député de l’Aisne, de maire de Saint-Quentin et j’ai décidé aussi de ne pas être candidat à la primaire de la droite et du centre. Car je ne me sens pas légitime”, a déclaré Xavier Bertrand.

“La classe politique pense à elle”

Selon lui, la classe politique a failli ces 30 dernières années. “J’en ai fait partie. Aujourd’hui je demande à être jugé sur ce que je vais faire à la tête de cette région en m’y consacrant à 100%”, a déclaré Xavier Bertrand sur le plateau de France 2. Les électeurs nous ont donné une dernière chance, à la dernière élection avant la présidentielle. Il faut faire l’examen de conscience pour tous les candidats. La classe politique pense à elle, mais elle ne pense pas aux gens”, a-t-il conclu.